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Travaux de la chaussée par Safrimex à Kananga : Quand l‘avenue Lulua vire en carrière de pierres, la décision inattendue du Maire

Des pierres sur l‘avenue Lulua ©Ph. Godelieve CIBUABUA| Congokasai.com

À Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, l’entreprise Safrimex a entrepris les travaux de la chaussée sur l’avenue Lulua dans le cadre du projet ambitieux des 11 km, visant à moderniser cette infrastructure urbaine. Cette route, datant de l‘époque coloniale, est en train de subir une transformation majeure. Les pierres issues de l’ancienne chaussée, mises de côté par l’entreprise, sont pourtant au centre d’un étonnant feuilleton.  

Alors que ces matériaux semblent négligés par Safrimex, les habitants de Kananga, eux, y ont trouvé un usage inattendu. En quelques jours, l’avenue Lulua s’est métamorphosée en véritable carrière artisanale et marché informel de pierres. Une aubaine pour les jeunes et les commerçants locaux, jusqu’à l’intervention des autorités locales.  

Face à l’exploitation incontrôlée de ces ressources, le maire de Kananga, Rose Muadi Musube, s‘est rendu sur les lieux, accompagné des éléments de la Police nationale. Sur place, l‘autorité urbaine a pris tout le monde de court, elle a interdit formellement tout prélèvement de ces matériaux.  

Les forces de l’ordre, qui l‘accompagnaient sur les lieux, ont rapidement saisi plusieurs tas de pierres extraites et déjà prêtes à être transportées. « Nous voyions des jeunes extraire et vendre ces pierres quotidiennement. Aujourd’hui, les policiers sont venus et ont tout confisqué. C’est du jamais vu », raconte un commerçant témoin de la scène.  

« Nous pensions qu’elles étaient abandonnées. Safrimex n’y touchait même pas ! », s’indigne un jeune vendeur.  

Selon le maire, ces pierres appartiennent à l’État et sont cruciales pour d’autres travaux publics en cours. « Ces matériaux font partie d’un chantier public. Ils ne peuvent être exploités ni vendus sans autorisation. La mairie assume désormais ses responsabilités pour mettre fin à ces dérives », a déclaré Rose Muadi Musube avec fermeté.  

Cette affaire illustre, sans détour, le manque de communication entre les parties prenantes : l’entreprise, les autorités locales, et la population. Une faille qui, si elle n’est pas corrigée, pourrait fragiliser la réussite de projets similaires à l’avenir.

GODELIEVE CIBUABUA
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