Dans un communiqué officiel, le ministère des Finances de la République démocratique du Congo a tenu à clarifier la position de l’État congolais face aux accusations relayées récemment par certains médias au sujet du contentieux avec la société PayServices. Le gouvernement dénonce une lecture partiale et prématurée d’un dossier encore pendant devant les juridictions compétentes.
Des accords exploratoires sans engagement financier
Les autorités congolaises précisent que les rapports entre l’État et PayServices ont été circonscrits à des protocoles d’accord et mémorandums d’entente à caractère exploratoire, signés sous le gouvernement Sama Lukonde II. Ces documents n’avaient ni valeur contractuelle engageante, ni incidence sur les finances publiques.
Le ministère insiste sur le fait qu’aucun fonds public n’a été décaissé et qu’aucun engagement budgétaire n’a été validé, conformément à la loi relative aux finances publiques. En vertu de cette législation, seul le ministre des Finances, avec autorisation du Parlement, peut engager l’État sur le plan financier.
Accusations de corruption démenties
Concernant la réclamation de 20 millions de dollars formulée par PayServices, le ministère indique que les analyses menées ont conclu à son impossibilité légale, en raison d’une absence de fondement juridique et de non-conformité avec les procédures en vigueur. Il rejette fermement toute allégation de corruption, affirmant qu’aucun responsable public ou agent de l’État n’a été impliqué dans des pratiques illicites.
En conclusion, le gouvernement congolais réaffirme son attachement à l’État de droit, à la transparence et à la protection des finances publiques. Tout en restant ouvert aux investisseurs crédibles et respectueux des lois, Kinshasa insiste sur l’indépendance de la justice dans le traitement de ce dossier sensible.
GODELIEVE CIBUABUA