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Kinshasa sans transports de masse : Serge Bondedi Eleyi dénonce la priorité accordée aux contrôles techniques !

Serge Bondedi Eleyi, activiste et défenseur des droits humains RDC

Kinshasa traverse une crise urbaine profonde, marquée par l’effondrement des services publics essentiels et l’absence de solutions crédibles de transport de masse. Dans ce contexte, Serge Bondedi Eleyi, activiste et défenseur des droits humains, s’élève contre la multiplication des contrôles techniques qu’il juge inadaptés, punitifs et déconnectés des réalités sociales de la population kinoise.

Alors que le permis de conduire est globalement admis comme une exigence légitime de sécurité routière, l’application rigide des contrôles techniques suscite une vive incompréhension. Pour l’activiste, ces mesures interviennent dans une ville où l’État peine encore à garantir des infrastructures de base et des alternatives de transport sûres et accessibles.

Une capitale livrée à elle-même sur le plan de la mobilité

Avec une population en constante croissance, Kinshasa ne dispose ni de train urbain fonctionnel, ni de métro, ni de systèmes de transport collectif capables de répondre aux besoins quotidiens des habitants. Le réseau routier, largement dégradé, complique davantage les déplacements, tandis que les problèmes d’assainissement et de gestion des déchets contribuent à la détérioration du cadre de vie.

Face à cette réalité, les citoyens sont contraints de recourir à des moyens de transport individuels souvent vétustes, mais indispensables à leurs activités économiques. « On ne peut pas exiger des standards élevés sans fournir les conditions minimales pour les atteindre », estime Serge Bondedi Eleyi, qui voit dans cette situation une rupture du contrat social entre l’État et les citoyens.

Des mesures répressives face à des carences structurelles

L’activiste dénonce une politique publique qu’il juge déséquilibrée : d’un côté, la multiplication des contrôles, des amendes et des tracasseries administratives ; de l’autre, l’absence d’investissements significatifs dans les infrastructures de transport et les services urbains. Selon lui, cette approche transfère injustement sur les citoyens la responsabilité de défaillances structurelles relevant avant tout de l’action publique.

Activiste et défenseur des droits humains, membre du Consortium international contre la privatisation des services publics, Serge Bondedi Eleyi met en garde contre les conséquences sociales de ces mesures. Appliqués sans accompagnement ni alternatives crédibles, les contrôles techniques risquent, selon lui, d’aggraver la précarité et de renforcer le sentiment d’injustice au sein de la population.

À travers cette prise de position, il appelle à un changement de cap, fondé sur des politiques inclusives et cohérentes, respectueuses du droit au développement et à un cadre de vie digne. Pour l’activiste, seule une amélioration réelle des services publics, associée à un dialogue sincère avec les citoyens, permettra de restaurer la confiance et de répondre durablement aux défis urbains de la capitale congolaise.

BLAISE-PASCAL BONDUKU
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