Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé, vendredi 16 janvier 2026, l’armée rwandaise et ses alliés du groupe armé M23-AFC d’être responsables d’actes de pillage et de violences sexuelles commis contre des civils dans la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Ces accusations figurent dans un communiqué officiel de l’armée congolaise.
Selon ce document, contrairement aux annonces évoquant un retrait, les forces qualifiées par les FARDC d’« agresseurs » demeurent présentes à Uvira et poursuivent leurs exactions contre la population. L’armée congolaise affirme notamment que des militaires rwandais seraient encore déployés dans la ville, où ils se livreraient à des actes de pillage.
Le communiqué fait état de plusieurs cas de viols, de vols et de pillages signalés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, dans la nuit du 14 au 15 janvier. Ces violences auraient visé des civils, aggravant une situation sécuritaire et humanitaire déjà fragile dans cette partie du Sud-Kivu.
Les FARDC indiquent avoir saisi la communauté internationale ainsi que leurs partenaires afin d’attirer leur attention sur ces violations présumées. Elles appellent par ailleurs la population à ne pas céder à la peur, assurant que « l’ennemi est aux abois » et réaffirmant leur détermination à protéger l’intégrité territoriale ainsi que les civils.
LA RÉDACTION