Les forces vives de la société civile du Kasaï Central prévoient une marche de grande envergure ce jeudi 30 janvier à Kananga, pour dénoncer l‘agression rwandaise dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, en particulier dans la ville de Goma.
Dans cette optique, plusieurs délégations se sont rendues ce mardi 28 janvier au bâtiment administratif, sollicitant l‘appui et l‘accompagnement du Gouverneur de province afin d‘assurer le succès total de cette manifestation.
À l‘issue d‘une audience leur accordée par l‘autorité provinciale, la délégation du Conseil provincial de la femme (CPF), conduite par la cheffe de division du genre, famille et enfant,a pris la parole pour dénoncer les violences inacceptables infligées aux femmes, hommes et enfants par l‘armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.
Le CPF lance ainsi un appel vibrant à tous les Kasaïens pour une mobilisation massive ce jeudi dans les rues de Kananga, afin de dire non à cette agression et d‘apporter un soutien indéfectible à nos forces armées engagées au front.
« Ce jeudi, au lieu de nous disperser, hommes et femmes, unissons-nous comme un seul homme. Peu importe notre couleur politique ou nos tendances corporatives, faisons front commun pour dire au monde que cette fois-ci, c‘est trop ! Nous ne pouvons plus tolérer ces atrocités infligées à nos frères de l‘Est. C‘est pourquoi les femmes du Kasaï Central se lèvent pour solliciter le soutien de l‘autorité provinciale et nous voulons qu‘elle marche à nos côtés », a fait savoir Nathalie Kambala Luse, porte-parole de circonstance.
Par ailleurs, Nathalie Kambala invite tous les Kasaïens résidant en dehors de la province à se joindre à cette manifestation. « Il s‘agit d‘un problème qui concerne toute la RDC. Nous espérons voir des avions atterrir ici avec tous les sénateurs, députés, ministres et directeurs généraux des entreprises du Kasaï Central pour soutenir leurs concitoyens et dénoncer le silence assourdissant de la communauté internationale. »
Pour clore, les femmes du Kasaï Central ont solliciter des autorités provinciales la suspension de toutes les activités dans la ville le jour de la marche.
JEAN-CLAUDE KABINDA