À l’occasion du lancement des 16 jours d’activisme, plusieurs organisations engagées dans la défense des droits des femmes, société civile, chefs coutumiers et leaders religieux ont manifesté ce mardi 25 novembre à Kananga, pour dénoncer de multiples violences dont sont victimes les femmes et les filles au Kasaï Central.
Partie du rond-point Notre-Dame, la marche a chuté au gouvernorat de province, où un mémorandum a été lu puis remis au gouverneur Joseph-Moïse Kambulu N’konko.
Dans ce document, les organisateurs dressent un constat préoccupant : la recrudescence des violences, y compris sexuelles, commises dans les espaces numériques, des actes qualifiés d’« ignobles », qui portent atteinte à la dignité et à la sécurité des femmes et des filles.
Ces structures formulent également plusieurs recommandations, appelant les autorités à renforcer les mécanismes de protection et à mettre en place des réponses adaptées pour freiner ce fléau en constante évolution.
Réceptif à ces préoccupations, le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu N’konko a assuré de son implication personnelle dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Il a invité les organisations féminines à mener des actions concertées afin de bâtir une synergie plus efficace.
Lancée ce 25 novembre, la campagne des 16 jours d’activisme se poursuivra jusqu’au 10 décembre. Cette campagne vise à sensibiliser et mobiliser contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles.
Pour cette année, le thème retenu est : « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles ». Un slogan qui vise à attirer l’attention sur les nouvelles formes d’agressions qui émergent dans les espaces digitaux et à rappeler que la lutte pour l’égalité doit aussi s’étendre aux environnements virtuels.
RÉDACTION